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Nom, adresse et date

Cher Monsieur,

Je vous écris pour faire part de ma ferme opposition au projet visant à installer 20 éoliennes géantes au sein et aux environs de la localité de Malpeque, à l’Île-du-Prince-Édouard, et 21 autres aux environs de Spring Valley. Je crois comprendre que le début du projet proposé par J.D. Irving ltée. et Cavendish Farms est planifié pour août 2003 avec l'achat d’éoliennes, suivi par l'installation d'un premier pylone de plus de 65 mètres de haut dès septembre 2003, puis par celles de quelque 40 autres pylones pour 2004.

Cette proposition d'installer un parc industriel d'éoliennes dans et autour des localités de Malpeque, Baltic, Indian River, Hamilton, Spring Valley et au-delà, est inappropriée, comme cela le serait dans tout autre communauté rurale. Outre l'impact visuel pour le moins important qu'une telle installation aura sur le paysage ambiant, plusieurs autres conséquences négatives sont prévisibles dans les localités affectées. Parmi ces conséquences, soulignons le bruit généré par le fonctionnement des éoliennes, qui aura un impact sur la santé publique et sur la qualité de vie. Bien que les promoteurs de telles installations nient le fait que cela demeure un problème avec la technologie d'aujourd'hui, les nombreuses plaintes provenant de communautés affectées, un peu partout dans le monde, laissent croire tout le contraire. Il est important de noter que le « U.S.National Renewable Energy Laboratory » lui-même poursuit des recherches sur le bruit des turbines et admet que ce problème, toujours existant, constitue un frein à l'établissement de parcs d'éoliennes à proximité de zones habitées. À l'évidence, le bruit, et particulièrement celui de basse fréquence, demeure un problème très réel, étant associé à des troubles de santé liés au stress affectant tout particulièrement les enfants et les personnes âgées.

D'autres questions de sécurité apparaissent lorsqu'il est question d'installer ces éoliennes aussi près qu'à 15 mètres des limites de propriétés voisines, et à 50 mètres des chemins publics. Dans les climats nordiques, l'accumulation de glace sur les pales est fréquente, et le danger de projection de glaçons à forte distance est bien réel. Aucune communauté où que ce soit ne devrait être exposée à de tels risques pour sa sécurité et sa santé, d'autant qu'il n'existe aucune nécessité d'installer de telles éoliennes aussi près d'une zone habitée et ce, pour quelque considération que ce soit. Plusieurs autres options de localisation sont de fait préférables pour ce projet.

La proposition soumise soutient que la raison du choix de Malpeque pour l'implantation de ce projet est principalement que J.D. Irving ltée. possède déjà plusieurs parcelles de terre à cet endroit, et qu'ainsi il serait plus facile de procéder à cette implantation en ne recourrant à la location que pour quelques parcelles limitrophes. En d'autres mots, il serait plus aisé pour le promoteur de situer son projet à Malpeque que de considérer d'autres possibilités ailleurs. Je ne crois pas que des considérations de commodités devraient permettre de justifier l'exposition d'une population entière, incluant les touristes, aux risques potentiels présentés pour la santé et la sécurité.

Ce parc d'éoliennes présente aussi un risque de dérangement, de blessure et de mortalité pour la faune ailée. La région de Malpeque a le bonheur d'héberger une importante population d'oiseaux indigènes et migrateurs, et elle est un point de transit majeur de la Bernache du Canada et des canards migrateurs de la zone atlantique. C'est aussi la zone native d'une espèce menaçée, le Pluvier siffleur. L'impact potentiel de l'exploitation d'un parc d'éoliennes à cet endroit est inconnu, aucune étude d'impact n'ayant été réalisée in situ. Il ne suffit pas d'extrapoler sur la base de données provenant d'autres sites pour justifier la construction d'un parc d'éoliennes dans cette aire écologique très fragile.

Tel qu'énonçé dans une étude (Bird Studies Canada study of wind turbines and impacts on birds at North Cape, P.E.I.) « la plus importante mesure à prendre afin d'éviter de futurs impacts négatifs sur les oiseaux est de planifier les installations sur la base d'études d'implantation de site à l'écart des habitats fragiles ». « La plupart des études semblent tirer les mêmes conclusions : les impacts ne devraient pas être significatifs si les éoliennes sont situées dans des habitats pauvres et à faible densité de population aviaire, ne comportant pas un nombre significatif d'espèces fragiles importantes à protéger ». Cette même conclusion apparaît partagée par la National Audubon Society, une organisation qui encourage le développement responsable des parcs éoliens, lorsqu'elle déclare qu’« un développement éolien responsable implique la conduite d'études de site et d'impact minimisant la menace de collision avec les oiseaux, et leur localisation à l'écart des habitats des grands oiseaux de proie et des endroits critiques au long des voies migratoires. »
(http://www.renewwisconsin.org/windfarm/audubon.html).

À l'évidence, Malpeque ne rencontre aucun des critères qui en feraient un site acceptable, et le gouvernement de l'Ile-du-Prince-Édouard doit tenir compte des résultats et conclusions de ses propres études.

En outre, plusieurs autres points d'importance devraient être considérés en regard de ce projet. Ce sont, de façon non limitative, l'impact économique négatif sur le tourisme, le bouleversement et la contamination potentielle de terrains et de la nappe phréatique, les conséquences sur la santé de l'effet stroboscopique du mouvement des pales (une considération majeure pour la planification de site dans plusieurs pays européens), etc. Tous ces points renforçent l'idée que les parcs d'éoliennes ne doivent pas être implantés dans des zones habitées, et j'insiste à l'effet que le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard rejette cette proposition pour la région de Malpeque et explore d’autres options n'impliquant pas l'intrusion dans une communauté rurale ou dans quelqu'autre zone habitée.

En vous priant d’agréer…, Monsieur…,

Votre nom



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Monsieur Pat Binns, premier ministre
Boîte postale 2000
Charlottetown,
Île-du-Prince-Édouard
C1A 7N8
Fax : (902) 368-4416

M. Jamie Ballem, ministre de l’environnement
49 Blythe Cr.
Charlottetown,
Île-du-Prince-Édouard
C1A 8C7
Fax : (902) 368 - 5830

M. Philip Brown (ministre du tourisme
Departement du tourisme
Boîte postale 2000
Charlottetown,
Île-du-Prince-Édouard
C1A 7N8
Fax : (902) 368-4438

M. Elmer MacFayden
Ministre des Affaires culturelles et communautaires
Shaw Building, 4ième étage
95, rue Rochford
Charlottetown,
Île-du-Prince-Édouard
C1A 7N8
Tel : (902) 368-5250

M. Chester Gillan
Ministre de la santé et des services sociaux
Jones Building
11, rue Kent
P.O. Box 2000
Charlottetown,
Île-du-Prince-Édouard
C1A 7N8
Fax : (902) 368-4969

Mr. Mike Currie
Ministre du développement et de la technologie
Shaw Building
105 Rochford
Charlottetown,
Île-du-Prince-Édouard
C1A 7N8

West Prince Graphic (journal, anglophone)
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Éditorial FAX : 902-566-3808
courriel (lettres à l'éditeur, limite 350 mots)  newsroom@chg.southam.ca

The Eastern Graphic (journal, anglophone)
P.O.Box 790
Montague,
Île-du-Prince-Édouard,
C0A 1R0
902-838-2515
FAX  902-838-4392
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FAX  902-436-3027
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